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Histoire de la triste réalité du trafic humain : la raison d'être de La Sortie est d'offrir de l'aide

Devant les tristes réalités du trafic humain, de l’exploitation sexuelle, du crime et de la violence, Gerry Plunkett – citoyen de l’Ouest-de-l’Île de Montréal – mobilisera sa compassion pour en faire le fondement d’une initiative : la mise sur pied d’un organisme de bienfaisance spécialisé dans l’aide aux victimes d’exploitation sexuelle.

Une équipe formée de professionnels des milieux de la santé, des affaires, de la politique ainsi que des sphères communautaires et pédagogiques sera appelée à se joindre à lui au printemps 2012. Cette nouvelle équipe formera alors un comité ayant pour objectif la fondation de l’organisme de charité.

C’est le 3 juillet 2013 que La Sortie prendra son statut officiel à titre d’organisme de bienveillance se spécialisant dans l’aide et l’accompagnement aux femmes victimes d’exploitation sexuelle, âgées de 18 et 35 ans. À cette même date, le comité sélectionne son directeur général, Ronald Lepage, responsable du développement de La Sortie.

 

 

La Sortie a pris l’engagement d’accompagner les femmes survivantes et victimes d’exploitation sexuelle en leur proposant un hébergement sécuritaire ainsi qu’une alternative à l’industrie du sexe.

 

 

À la suite d’une première planification stratégique, l’équipe constate le besoin de développer un centre d’hébergement spécifiquement pour les femmes. Pendant les deux années qui suivront, l’équipe de La Sortie investira temps et efforts dans le but de remplir les conditions d’accès au programme « Accès logis » de la direction de l’habitation de la Ville de Montréal. Les critères d’admissibilité changeront malheureusement en cours de route, rendant l’accès à une propriété résidentielle pour les victimes d’exploitation sexuelle impossible. Après une longue série de complications bureaucratiques, c’est finalement en août 2015 que le projet d’hébergement est finalement devenu possible, du moins sur papier. En effet, malgré l’enthousiasme des élus et des citoyens de l’arrondissement, La Sortie se retire du processus de modification au règlement d’urbanisme en octobre 2016, car le voisinage immédiat n’est pas prêt à accepter de vivre à proximité de la résidence pour les victimes d’exploitation sexuelle.

Suite à ces événements, le report des activités d’hébergement a entraîné un changement important dans le développement des services d’accompagnement et dans les efforts de sensibilisation et d’éducation. La méconnaissance du phénomène et des types de services offerts par La Sortie ont mis en relief la nécessité de porter une plus grande attention aux activités de sensibilisation. Depuis 2015, nous travaillons à convaincre les acteurs du réseau institutionnel et le public général sur les besoins sur le plan de l’intervention que présentent les victimes d’exploitation sexuelle. L’importance des publications sensibilisatrices dans les médias sociaux et dans les médias traditionnels sera alors revue et La Sortie mettra à son actif des capsules vidéos informatives portant sur le sujet de l’exploitation sexuelle. Une série de conférences données entre autres dans les écoles secondaires ainsi que dans les centres de loisirs pour jeunes sera également élaborée par Maylissa, intervenante en intégration sociale et survivante.

De plus, le gala annuel de La Sortie sera inauguré le 12 novembre 2016. Au-delà de la collecte des fonds pour la cause, cet événement s’ajoutera aux activités de sensibilisation par son contenu et ses retombées médiatiques.

 

Nos efforts de sensibilisation du public nous ont d’ailleurs amenés à accepter l’appel de candidatures lancé par Sécurité publique Canada afin de coordonner un projet visant à identifier les besoins en logement auprès des victimes de la traite humaine pour la province de Québec. La participation de La Sortie à ce projet a pour objectif de mobiliser des partenaires afin d’offrir une solution de logement comme condition à la sortie du milieu de la prostitution.

Pendant le processus de la mise sur pied du centre d’hébergement, la direction et le personnel bénévole de La Sortie ont assuré – et ce depuis avril 2016 – des services d’accompagnement direct auprès des femmes victimes d’exploitation sexuelle.  Des activités d’accueil, d’évaluation et d’orientation ont été mises à la disposition de ces femmes. Ces mêmes activités ont été rendues disponibles par la ligne d’aide et d’écoute téléphonique ainsi que par le soutien individuel et l’accompagnement des victimes dans les divers services sociaux de la région montréalaise.

Ces activités se sont consolidées par la reconnaissance du Ministère de la Justice, qui a approuvé le financement du programme « Alternative au travail du sexe ». Ce programme vise à accompagner les victimes d’exploitation sexuelle qui ont décidé de sortir d’un milieu abusif. Les participantes du programme exprimaient la nécessité de régulariser leur situation civile ainsi que leur état de santé, et le besoin de se trouver un logement et un emploi afin d’entreprendre leur réinsertion sociale. Pour donner suite à ces constatations, c’est le 1er août 2017 que l’organisme engage une intervenante qui aura pour principale responsabilité d’accompagner ces femmes dans le processus de réintégration sociale.

La Sortie souhaite pouvoir être encore plus efficace dans l’accompagnement des femmes qui souhaitent trouver une alternative à l’industrie du sexe. C’est pourquoi malgré tous les efforts de collecte de fonds, l’organisme a pris la décision de louer une résidence – dont l’adresse demeure confidentielle pour des raisons de sécurité – dans la région de Vaudreuil-Soulange. La résidence pouvant accueillir jusqu’à 5 femmes en permanence a officiellement ouvert ses portes le 1er septembre 2018.

Un accompagnement personnalisé à chacune d’entre elles est également offert par La Sortie.

Une histoire à suivre!